Vendredi 13 mars, à la collégiale Notre-Dame de Montbrison, nous avons eu l’honneur d’écouter le témoignage de Lili Leignel, survivante de la Shoah.
Née le 29 septembre 1932 à Roubaix, dans le nord de la France, Lili grandit avec ses parents et ses deux frères. Mais à 11 ans, sa vie bascule : en 1943, elle est arrêtée avec sa mère et ses frères par les autorités allemandes à cause de leurs origines juives. Son père, engagée dans la Résistance, est lui aussi arrêté. La famille est emprisonnée avant d’être déportée.
Lili est envoyée dans plusieurs camps de concentration nazis. Elle évoque notamment Ravensbrück, reservé aux femmes puis Bergen-Belsen. Elle y vit la faim, le froid, la peur et la séparation avec sa famille, mais aussi des gestes de solidarité qui permettent parfois de garder espoir.
Après la libération en 1945, Lili Leignel survit à l’horreur des camps, mais cette expérience marque profondément sa vie. Adulte, elle choisit de consacrer son énergie à témoigner et transmettre sa mémoire auprès des jeunes générations.
Lors de la conférence, elle nous a rappelé l’importance du devoir de mémoire et de la vigilance face au racisme, à l’antisémitisme et à toutes formes de haine. Son message est simple mais puissant : “je témoigne pour que les jeunes sachent ce qui s’est passé et pour que cela ne recommence jamais.”
Un témoignage bouleversant et marquant, qui nous rappelle que se souvenir est un acte indispensable.

